{"id":1068,"date":"2019-08-28T13:49:49","date_gmt":"2019-08-28T11:49:49","guid":{"rendered":"http:\/\/www.garenc.com\/garenc-at-works\/?p=1068"},"modified":"2026-02-03T19:01:52","modified_gmt":"2026-02-03T18:01:52","slug":"villes-invisbles-texte-critique-manuel-fadat-philippe-garenc-sculpture-verre-numerique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.garenc.com\/garenc-at-works\/2019\/08\/28\/villes-invisbles-texte-critique-manuel-fadat-philippe-garenc-sculpture-verre-numerique\/","title":{"rendered":"L&rsquo;inach\u00e8vement possible des formes de la mati\u00e8re et de la pens\u00e9e"},"content":{"rendered":"\n<h3 class=\"wp-block-heading\">(Un texte original de Manuel Fadat \u00e9crit en 2019 \u00e0 l&rsquo;occasion de la pr\u00e9sentation publique de l&rsquo;\u0153uvre \u00ab\u00a0Villes invisibles\u00a0\u00bb)<\/h3>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading\"><figure><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-1072 size-medium\" src=\"http:\/\/www.garenc.com\/garenc-at-works\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/villes-invisibles-golfier-garenc-museecarmauxverre2019-1-225x300.jpg\" alt=\"\" width=\"225\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.garenc.com\/garenc-at-works\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/villes-invisibles-golfier-garenc-museecarmauxverre2019-1-225x300.jpg 225w, https:\/\/www.garenc.com\/garenc-at-works\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/villes-invisibles-golfier-garenc-museecarmauxverre2019-1-768x1024.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px\" \/><\/figure><\/h1>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading\"><em><strong>Mets le turbo, ou L&rsquo;inach\u00e8vement possible des formes de la mati\u00e8re et de la pens\u00e9e : une \u0153uvre m\u00e9tamorphique.<\/strong><\/em><\/h1>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-global-padding is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Ce qui vient. Mn\u00e9mosyne. En volume. En figures. Mn\u00e9mosyne ? Ce n&rsquo;est pas uniquement le nom que porte la d\u00e9esse de la mythologie grecque, personnification de la m\u00e9moire, \u00e0 l&rsquo;origine pr\u00e9sum\u00e9e des mots et du langage. C&rsquo;est aussi celui d&rsquo;un Atlas (inachev\u00e9 \u2013 qu&rsquo;est ce qui est achev\u00e9 ?), qui marque le jaillissement d&rsquo;une discipline, l&rsquo;iconologie (\u00ab science des images \u00bb, \u00ab analyse des images \u00bb), mise au point par un grand esprit qui a frapp\u00e9 l&rsquo;histoire de l&rsquo;art, Aby Warburg. S&rsquo;il n&rsquo;est pas possible d&rsquo;expliciter en quelques mots la complexit\u00e9 de cette discipline et les enjeux qui en d\u00e9coulent, nous pouvons toutefois grossi\u00e8rement \u00e9voquer un aspect de sa m\u00e9thode consistant \u00e0 agencer des images (reproductions) de diff\u00e9rentes \u00e9poques sur une toile noire avant de les photographier.<\/h4>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">L&rsquo;objectif ? Tisser des liens entre ces \u00e9poques \u00e0 partir de l&rsquo;\u00e9tude des images ou objets, mais plus encore \u00e9tudier les \u00ab formules du pathos \u00bb ou \u00ab repr\u00e9sentations des \u00e9motions \u00bb1 et leurs survivances dans le temps. Au-del\u00e0, ce qui est fondamental, c&rsquo;est la mise en \u00e9vidence de ce \u00e0 quoi des images articul\u00e9es donnent acc\u00e8s, ce qu&rsquo;elles nous donnent \u00e0 voir, \u00e0 vivre, \u00e0 imaginer, comment elle nous permettent (traces, souvenirs, engrammes) d&rsquo;acc\u00e9der de fa\u00e7on parcellaire aux choses v\u00e9cues, toutes humaines (passions, peurs, d\u00e9sirs), de nos anc\u00eatres, et d&rsquo;envisager d&rsquo;approcher de leur compr\u00e9hension du monde.<\/h4>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Tout agencement, dispositif, constitu\u00e9 de formes, d&rsquo;images, de figures, constitue un r\u00e9gime sensoriel \u00e0 m\u00eame de \u00ab produire \u00bb, de \u00ab provoquer \u00bb (roman, peinture, cin\u00e9ma, installation, dispositif), une connexion avec l&rsquo;histoire, l&rsquo;humanit\u00e9, soi-m\u00eame. De toute \u00e9vidence. La sp\u00e9cificit\u00e9, c&rsquo;est ce que l&rsquo;on en fait, pourquoi on le fait.<\/h4>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Il y a du Warburg, chez Philippe Garenc. Du Warburg de partout. M\u00eame si cette survivance passe par les cours d&rsquo;histoire de l&rsquo;art auxquels il a assist\u00e9, la lecture, la sensibilit\u00e9. Warburg nous traverse un peu tous : nos mati\u00e8res, nos corps, nos esprits. Il vit, avec sa m\u00e9thode, encore en nous, comme de grandes figures de l&rsquo;histoire de l&rsquo;art, par porosit\u00e9, par suintement, par bruissements, de mani\u00e8re particulaire. Il fait partie de nos couches, de nos strates, tout comme celles des images fantomatiques que PG pioche sur internet, et fait resurgir magiquement par le truchement de l&rsquo;informatique et des proc\u00e9d\u00e9s de fabrication num\u00e9rique, qui font se lever par petites couches fines des objets, des figures, reproduites, voiles durcis d&rsquo;images num\u00e9riques provenant elles du r\u00e9el mais r\u00e9elles elles-m\u00eames. Quand \u00e0 la perte de leur aura, nous aurions tendance \u00e0 dire : tout d\u00e9pend de ce que l&rsquo;esprit du cr\u00e9ateur place dans la reproduction, qui devient production, \u00ab duction \u00bb, entit\u00e9.<\/h4>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading\"><\/h1>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Ce qui nous int\u00e9resse, outre la po\u00ed\u00easis qui fait vibrer les deux personnages, mais aussi leur m\u00e9lancolie, leur romantisme, leurs \u00e9lans d&rsquo;enthousiasme, c&rsquo;est donc la fa\u00e7on de combiner, de rassembler, de mettre en sc\u00e8ne, d&rsquo;orchestrer des \u00e9l\u00e9ments, pour faire entendre une musique, pour raconter une histoire plus grande que ce que l&rsquo;on voit, puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit toujours presque de tenter de r\u00e9soudre les grandes questions essentielles du myst\u00e8re de l&rsquo;existence.<\/h4>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Cette r\u00e9union de fragments, images, textes, morceaux d&rsquo;espaces et de temps comment\u00e9s, on la retrouvera \u00e9galement chez Bertolt Brecht, avec son embl\u00e9matique Kriegsfiebel, Ab\u00e9c\u00e9daire de la guerre, de 1955, que l&rsquo;auteur \u00e0 mis en page de fa\u00e7on tr\u00e8s a\u00e9r\u00e9e, et dans lequel les intervalles jouent un grand r\u00f4le : dans une \u00e9poque d\u00e9j\u00e0 marqu\u00e9e par la surabondance de l&rsquo;image-spectacle, il fallait laisser des respirations, fins interstices de libert\u00e9, pour donner la possibilit\u00e9 au spectateur de d\u00e9coder, d&rsquo;imaginer, de penser la r\u00e9alit\u00e9, calmement, dans son enti\u00e8ret\u00e9, et dans ce cas pr\u00e9cis pour penser les horreurs de la guerre et du fascisme.<\/h4>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Il ne faut pas confondre les d\u00e9marches. Mais elles sont pourtant bien parentes. Il existe une \u00ab m\u00e9thodologie \u00bb \u00e0 l&rsquo;oeuvre notamment dans la fa\u00e7on d&rsquo;\u00e9tablir des correspondances \u00e0 partir de figures et formes r\u00e9f\u00e9renc\u00e9es, pour provoquer l&rsquo;imaginaire, la r\u00e9flexion, l&rsquo;esprit critique, faire se lever le sens, comprendre. D&rsquo;une certaine fa\u00e7on Garenc d\u00e9ploie un Atlas en volume, fait danser des \u00e9v\u00e8nements entre eux, tente de vitaliser des images charg\u00e9es, des bouts, et il y a quelque chose \u00e0 la fois d&rsquo;universel (volont\u00e9 de froisser les relations pr\u00e9sent-pass\u00e9-futur) et de contextuel (une transversalit\u00e9, une fa\u00e7on de penser multidimensionnelle). La diff\u00e9rence \u2013 quoi qu&rsquo;il s&rsquo;agisse majoritairement de \u00ab reproduction \u00bb, chez Warburg de type photographique, chez Garenc de type impression 3D \u2013 semble \u00eatre du c\u00f4t\u00e9 de la fabrication, et que cette \u00ab fabrication \u00bb ouvre un champ immense de propositions (r\u00e9f\u00e9rentielles, conceptuelles, esth\u00e9tiques, plastiques) qui fr\u00e9tillent et vibrent entre elles sans forc\u00e9ment que nous les voyons. La fabrication est une dynamique qui donne sa vie \u00e0 la figure. Sous la couche de ce qu&rsquo;il nous montre, en effet, c&rsquo;est l&rsquo;effervescence. Tant pour la multitude des relations possibles avec les formes, les signes, les mati\u00e8res, les techniques, les technologies, qu&rsquo;il choisit, que les croisements que tous ces champs entretiennent tous ensemble. Car l&rsquo;artiste ne fait rien au hasard et d&rsquo;une certaine fa\u00e7on, il conditionne le hasard. Il produit la rencontre entre toutes ces r\u00e9f\u00e9rences (les \u00ab ic\u00f4nes \u00bb ; les proc\u00e9d\u00e9s techniques avec leur phases, leur sens), et il sait que la fabrication, la manipulation de la mati\u00e8re (mod\u00e9liser, imprimer, fraiser, mouler, d\u00e9mouler, gratter, \u00e9barber, chauffer, laisser refroidir), autrement dit activer des processus physico-chimiques, avec intervention de la machine ou non, induit forc\u00e9ment un encha\u00eenement d&rsquo;\u00e9v\u00e8nements qui va au del\u00e0 de l&rsquo;oeuvre-m\u00eame, au del\u00e0 de nous m\u00eame, tout en nous parlant de la vie de la mati\u00e8re elle-m\u00eame : mati\u00e8re que nous sommes, que nous transformons et qui nous transforme, ce qui nous rappelle que nous sommes une des combinaisons possibles de l&rsquo;Univers, que nous appartenons \u00e0 ce grand tout, et que notre \u00ab humanit\u00e9 \u00bb serait l&rsquo;une des formulations, probablement accidentelle, de la soupe cosmique et des activit\u00e9s c\u00e9lestes. Aussi fait il sienne la formule de Mallarm\u00e9 : \u00ab Un coup de d\u00e9s jamais n&rsquo;abolira le hasard \u00bb. C&rsquo;est pour toutes ces raisons que l&rsquo;on peut parler de Philippe comme d&rsquo;un ouvreur potentiel, comme un chercheur, un po\u00e8te, et pour prendre une figure ancienne, presque d\u00e9su\u00e8te, mais qui fait sens, un d\u00e9miurge au sens litt\u00e9raire du terme. Parce que les vers qu&rsquo;il chante \u00e0 nos yeux et \u00e0 nos esprits sont des tremplins vers ce qui fait notre humanit\u00e9 et vers une reconduction d&rsquo;une vie des formes, des id\u00e9es, flux que nous ne pouvons pas arr\u00eater. L&rsquo;humain, en effet, est ou n&rsquo;est que, mouvement, \u00e9volution, modification, perp\u00e9tuellement (\u00ab La mer, la mer toujours recommenc\u00e9e \u00bb). Etre en vie, c&rsquo;est avoir \u00e9t\u00e9 fabriqu\u00e9 par l&rsquo;univers, et en permanence en instance vers d&rsquo;autres \u00e9tats de la mati\u00e8re. Ce que l&rsquo;on voit (nous, les \u0153uvres) n&rsquo;est donc, \u00e0 l&rsquo;infini, qu&rsquo;un moment, \u00e0 l&rsquo;infini, qu&rsquo;un moment, \u00e0 l&rsquo;infini, qu&rsquo;un moment. Alors l&rsquo;oeuvre est une vanit\u00e9 heureuse.<\/h4>\n<\/div>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Faire surgir des micros architectures des limbes de l&rsquo;histoire ou de celles de la toile, les s\u00e9lectionner puis les arranger \u00ab subjobjectivement \u00bb tout en ayant \u00e0 l&rsquo;esprit la marche de l&rsquo;univers, organiser une g\u00e9n\u00e9alogie fictive, utopie ou dystopie, en les articulant \u00e0 des commentaires, un r\u00e9cit imaginaire et merveilleux, fera bien entendu songer \u00e0 la po\u00e9tique des ruines comme aux cabinets de curiosit\u00e9 et \u00e0 la Grotte (jamais vue) d&rsquo;Ali Baba, voire \u00e0 tous les tr\u00e9sors de tous les dragons. Mais la source des influences est intarissable, quant on conna\u00eet le gar\u00e7on et son app\u00e9tit de connaissances. Les horizons sont mystiques, alchimiques, kabbalistiques, scientifiques, philosophiques, animistes, tao\u00efstes. On pense \u00e0 Petra, aux architectures du Y\u00e9men, au ciselage des fa\u00e7ades v\u00e9nitiennes, des cath\u00e9drales gothiques, des mosqu\u00e9es, des synagogues, aux tableaux d&rsquo;Hubert Robert, \u00e0 ceux de Poussin (Et in Arcadia Ego), aux moulins de Rembrandt, aux architectures utopiques de Ledoux, Lequeu, Boull\u00e9e, aux compositions de N\u00e9andertal, \u00e0 l&rsquo;art grotesque, aux Prisons de Piran\u00e8se, aux labyrinthes de Borges, aux architectures m\u00e9taphysiques de Chirico, aux Gongshi (pierres de lettr\u00e9s), aux paysages miniatures en li\u00e8ges chinois, aux cr\u00e2nes d\u00e9cor\u00e9s, aux vitraux, \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e en terre cuite de Xi&rsquo;an, aux f\u00e9tiches chamaniques de tous les peuples, et au soin que les humains de toute \u00e9poque du monde entier ont apport\u00e9 \u00e0 la cr\u00e9ation d&rsquo;objets \u00ab habit\u00e9s \u00bb : art de faire, art de vivre, art comme fait social. On pourrait enfiler d&rsquo;autres perles (de verre). N&rsquo;oublions pas le baron perch\u00e9.<\/h4>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Cosmos pr\u00e9caire provisoire qui a pris la forme momentan\u00e9e d&rsquo;une ville extraordinaire, sous l&rsquo;inspiration du grand Calvino. Pas une fuite du r\u00e9el. Un reconditionnement, pour examiner et s&rsquo;examiner, pour se laisser des voies ouvertes, ne rien figer, pour \u00e9viter de s&rsquo;enfermer, pour toujours ouvrir et d\u00e9plier, pour soi, pour les autres, pour le monde, pour laisser se frayer des voies au sensible. Une ville fausse et vraie \u00e0 la fois (L&rsquo;art est un mensonge qui dit la v\u00e9rit\u00e9 : Picasso ; Le vrai est un moment du faux : Debord), fiction et r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 la fois (tout est r\u00e9el), o\u00f9 le \u00ab verre \u00bb, o\u00f9 la \u00ab ville \u00bb, o\u00f9 la \u00ab technologie \u00bb, sont trois aspects cruciaux et parents qui soul\u00e8vent les m\u00eames enjeux (progr\u00e8s, agitation atomique, polymorphie, remodelage permanent, liquide solide), et qui sont ici les composants d&rsquo;une \u0153uvre.<\/h4>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">C&rsquo;est un conte m\u00e9taphysique, imaginiste, situationnel, une cristallisation, un moment du verre, un moment de la cr\u00e9ation en verre, de la cr\u00e9ation tout court, et m\u00eame une m\u00e9taphore du verre, qui pose les questions soulev\u00e9es encore par le modelage : int\u00e9rieur et ext\u00e9rieur, envers et revers, recto et verso.<\/h4>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Il faut lire le travail de Philippe Garenc de fa\u00e7on litt\u00e9raire, m\u00e9lancolique, philosophique, artisanale, arythmique, po\u00e9tique, poss\u00e9d\u00e9e, romantique, chamanique, animiste, comme il le dit lui m\u00eame, l&rsquo;imaginant pris par cette pulsion d\u00e9vorante de celui qui sait non pas que tout va dispara\u00eetre, mais qu&rsquo;il ne pourra pas tout faire, tout voir, tout sentir, tout go\u00fbter, et que tout sera aval\u00e9 dans l&rsquo;immensit\u00e9 en constante reconversion (le connu, les inconnus). Il faut voir cet essai, subtil, t\u00e9nu, comme une \u0153uvre d&rsquo;art totale, ouverte, infinie, interminable, toujours en voie de basculer vers sa transformation. Acc\u00e9l\u00e9rateur de particules.<\/h4>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Des Villes invisibles, donc, au del\u00e0 de l&rsquo;utile, au del\u00e0 du visible, au del\u00e0 de ce qui est bien ou mal, non pas pour r\u00e9-ordonner une hi\u00e9rarchie, mais pour chercher des voies possible, des voies \u00e0 venir, consciemment. Car cette ville, en creux, raconte toutes les autres villes, invisibles. Mais ce qui est imagin\u00e9 est il invisible ?<\/h4>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">On finira par dire que la parabole de la ville est un pr\u00e9texte qu&rsquo;il y a l\u00e0 une possibilit\u00e9 de r\u00eaver librement. Cet espace de libert\u00e9 est fondamental dans un monde que nous consumons.<\/h4>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">1 S\u00e9bastien Morlighem.<\/h4>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>(Un texte original de Manuel Fadat \u00e9crit en 2019 \u00e0 l&rsquo;occasion de la pr\u00e9sentation publique de l&rsquo;\u0153uvre \u00ab\u00a0Villes invisibles\u00a0\u00bb) Mets le turbo, ou L&rsquo;inach\u00e8vement possible des formes de la mati\u00e8re et de la pens\u00e9e : une \u0153uvre m\u00e9tamorphique. Ce qui vient. Mn\u00e9mosyne. En volume. En figures. Mn\u00e9mosyne ? 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