Confinés, nous avons dessiné sur le bitume, les trottoirs avec mes enfants, les enfants du voisinage, les voisins. La craie, c’est fragile et tellement plein de vie à la fois. Les couleurs sont lumineuses comme celles des peintres du Sud. Les gestes immenses par rapport à une petite feuille de papier où souvent chacun cantonne son expression artistique. Le corps s’y engage pleinement. Le geste prend de l’ampleur. Et puis d’un coup peut-être une averse emporte le travail des mains sur les surfaces rugueuses. Dessiner sur les trottoirs, c’est aussi accepter la fugacité de la vie et surtout affirmer son humilité face à la grande Histoire de l’art. Ce n’est pas qu’un jeu d’enfant. C’est aussi un espace privilégié pour passer des messages. J’ai rêvé d’un village pittoresque où les habitants pourraient s’unir pour un œuvre dans la rue, à l’image du Street Art si populaire aujourd’hui avec ses graffitis. Cette ville, j’y vis. Et grâce à la Ville de Liverdun, ce rêve a pu prendre place. Un grand merci à tous. Un remerciement spécial à Patrice Clément pour le temps précieux qu’il a donné pour faire ces images et ce montage.
Et que le spectacle continue !
Un Gauguin par les Liverdunois
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